Semaine colombienne du 19 au 28 septembre 2017 à Rennes et autour de Rennes

Dans le cadre de l’Année France Colombie 2017, l’association Rennaise Clair Obscur en collaboration avec CinéMA35, organise La Semaine colombienne qui se déroulera du 19 au 28 septembre prochain dans les salles de cinéma du département et de Rennes Métropole. L’occasion de découvrir la vitalité d’une jeune et talentueuse génération de cinéastes et de la réalité des enjeux politiques de la société colombienne.

Tout la programmation en pdf et toutes les informations sur le festival sur le site de Clair Obscur.

Focus sur les films programmés et diffusés en VOSTF : 

Anna de Jacques Toulemonde Vidal (2017)

Lupus de Carlos Gomez Salamanca (2016)

Gente de Bien de Franco Lolli (2015) – A noter : ce film est disponible en DVD au Scelva


La Terre et l’ombre de César Augusto Acevedo (2016)


Alias Maria de José Luis Rugeles (2016)


Anina d’Alfredo Soderguit (2015)


Los Hongos d’Oscar Ruiz Navia (2014) – A noter : ce film est disponible en DVD au Scelva


La Sirga de William Vega (2013)



Colombiennes, cinq portraits féminins, aujourd’hui en Colombie, programme de courts métrages (2012 / 2014) (Distributeur L’agence du court métrage)

Ce programme explore la condition féminine colombienne contemporaine à différents âges, en cinq films courts. Nicole a six ans et désobéit pour la première fois à sa mère. Camila, treize ans, expérimente les complexités d’une relation amoureuse. Valeria a dix sept ans et sa famille tente de cacher sa grossesse. Leidi, vingt et un ans, part à la recherche du père de son bébé. Le dernier portrait est celui d’une femme absente, qui a dû émigrer en Espagne pour travailler, laissant son petit garçon à sa famille, dans la campagne colombienne.
Films :
– Camino del agua, de Carlos Felipe Montoya (fiction, 2014, 8’)
– Solecito, de Oscar Juiz Navia (fiction, 2013, 20’)
– Flores, de Marcela Gomez Montoya (fiction, 2013, 23’)
– Leidi, de Simon Mesa Soto (fiction, 2014, 15’) – Palme d’Or Festival de Cannes 2014
– Rio, de Nicolas Serrano (fiction, 2012, 13’)

Pinchaque, le tapir colombien de Caroline Attia Larivière (2011)


Les Couleurs de la montagne de Carlos César Arbeláez (2010) – A noter : ce film est disponible en DVD au Scelva


Impunité de Juan José Lozano (2010)

 

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Gente de bien

Drame colombien de Franco Lolli (2015)

Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu’il connaît à peine. Voyant que l’homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l’enfant sous son aile.

A travers une chronique de l’enfance toute en délicatesse, Franco Lolli fait de l’intime et des réalités sociales les sujets centraux de ce premier film. Servi pas des acteurs qui ne surjouent jamais, Gente de bien est un conte moral d’une grande pudeur.

Los Hongos

Drame colombien de Olivia Ruiz Navia (2015)

Dans la journée, Ras est ouvrier dans le bâtiment. Tous les soirs après le travail, il tague des graffitis sur les murs du quartier dans l’est de Cali (Colombie). Ras n’a pas dormi depuis longtemps et commence à rêvasser en plein jour. Quand il vole plusieurs pots de peinture pour finir une immense fresque murale, il est renvoyé. Sans le sou, il arpente la ville à la recherche de Calvin, son ami graffeur qui fait des études d’art et veille avec amour sur sa grand-mère.

Témoignage vibrant de la jeunesse de l’Amérique du Sud, où deux ados graffeurs tentent de trouver leur place dans une Colombie tiraillée entre politique, religion et culture populaire, Los Hongos, sélectionné dans des festivals prestigieux tels que Locarno, Rotterdam ou encore Toronto, confirme que son réalisateur est la nouvelle révélation du cinéma colombien.

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Les Condors ne meurent pas tous les jours

Drame colombien de Francisco Norden (1984) – Titre original : Condores no entierran todos los dias

En Colombie, à partir de la seconde moitié du XIXème siècle, les deux partis politiques traditionnels, libéral et conservateur, s’affrontent dans une série de guerres civiles qui ensanglantent le pays pendant près de cent ans. La dernière de ces guerres est nommée « La Violence ». Elle commence avec l’assassinat d’un tribun populaire en avril 1948. À partir de ce jour s’ouvre une décade de ténèbres pendant laquelle les assassins politiques jouent un rôle prédominant. On les appelle les « Pajaros » (oiseaux), et le plus célèbre de tous fut Léon Maria Lozano dit « le condor ». Homme de main du parti conservateur, ce catholique fanatique, ravagé par l’asthme, organisa dans sa région l’élimination systématique des libéraux.

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Les Couleurs de la montagne

Drame colombien de Carlos César Arbeláez (2010) – Titre original : Los colores de la montaña

La Pradera – Un village dans la cordillère des Andes en Colombie… Manuel a un vieux ballon avec lequel il joue chaque jour au football avec les garçons de son âge. Pour ses 9 ans, Ernesto, son père, lui offre un nouveau ballon et une paire de gants de gardien de but. Un jour, Manuel et Julian, son copain de toujours, envoient le ballon sur un champ de mines par inadvertance. Malgré le danger, toute la bande de gamins décide d’aller le récupérer coûte que coûte… Derrière les jeux d’enfants, les signes d’un conflit armé gangrènent la vie quotidienne, la plupart des habitants étant poussés inexorablement à quitter les lieux.

Entre les militaires et la guérilla, il reste les paysans qui tentent de vivre comme ils peuvent. Carlos César Arbeláez signe là un film qui ressemble fort à un documentaire sur la Colombie et la guerre civile qui ronge le pays depuis 1948.

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Operación E

Film colombien réalisé par de Miguel Courtois Paternina (2012)

Colombie, décembre 2007 : le monde entier attend la libération de deux otages des FARC, Clara Rojas et son fils Emmanuel né en captivité. Or quelques années plus tôt, le bébé a été confié de force par la guérilla à un pauvre paysan, José Crisanto. Le film raconte l’incroyable et bouleversante histoire de cet homme et de sa famille dont la vie va se transformer en tragique périple.

Cette initiale, E, désigne Emmanuel Rojas, l’enfant de Clara Rojas, né pendant la captivité de sa mère aux mains des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) de 2002 à 2008.

Le sort de cet enfant, dont l’existence n’a été révélée que tardivement par un otage évadé, a été largement médiatisée dans le monde et surtout en Colombie, où l’«Operacion E» —nom donné aux opérations de recherche— a fait pendant des mois la une des journaux. Il a finalement été retrouvé et libéré avec sa mère en janvier 2008. Mais le rôle clé de José Crisanto —accusé ensuite d’enlèvement par le gouvernement colombien et jeté en prison pendant 6 ans — est resté obscur.

Ce drame français, espagnol et colombien revient sur l’histoire de ce paysan colombien, totalement égaré et dépassé.

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